« Suite à ma conversion, j’ai appris la salat (prière), et aujourd’hui je porte le voile.

Ce qui m’a poussé à porter le voile est le regard des hommes, et la gêne que je ressentais a ces moments là, je suis célibataire mais ce n’est pas pour autant que je voulais attirer leurs regards.

Depuis je me sens en « sécurité », préservée de tout regard personne ne sait ce qu’il y a sous mon Jilbeb, je me sens plus libre même si ça peut paraitre contradictoire pour certains et pourtant c’est ce que je ressens.

 

J’avais prévenu mon entourage peu avant ; au début ils ne comprenaient pas mon choix, certains me disaient que je n’avais pas besoin d’aller aussi loin, que je devrais faire attention aux dérives sectaires… mais aujourd’hui ils n’y prêtent presque pas attention et m’acceptent car ils ont compris que je restais la même et que ce n’était qu’un vêtement.

 

Cela m’attriste de voir à quel point aujourd’hui un simple bout de tissu peut lever des tensions et mettre de la haine et de la peur dans la tête et le cœur des gens. Pourtant, nous sommes tous pareil! Jugeons nous une personne juive avec une kippa, ou une none chrétienne voilée, ou même un prêtre portant sa robe de prêtre ? Alors pourquoi juger un musulman sur sa façon de s’habiller ? Ouvrez vos cœurs, parlez avec des sœurs musulmanes, demandez-leur comment elles vivent, si elles sont heureuses avec ce voile… elles vous répondront surement qu’elles sont heureuses d’avoir trouvé Allah (Dieu).

 

Karen, 21 ans